|
L’accord national interprofessionnel
(ANI) sur la modernisation du marché du
travail prévoit un mécanisme de «portabilité»
des garanties de prévoyance complémentaire, en faveur des salariés dont le contrat de
travail a pris fin et pris en charge par l’assurance chômage.
I
|
 |
Salariés concernés |
-
Sauf
faute lourde, tout salarié sous contrat à
durée déterminée ou indéterminée, peut
conserver le bénéfice des garanties
complémentaires santé et prévoyance de son ancienne entreprise en cas de rupture du contrat de travail à condition que cette rupture ouvre droit à prise en charge par le régime
d’assurance chômage et que des droits à couverture complémentaire aient été ouverts
chez le dernier employeur.
-
Les salariés des entreprises n’ayant
pas mis en place des garanties
complémentaires santé et prévoyance, ainsi
que ceux des entreprises ayant mis en place
un tel dispositif, mais qui auront travaillé
pendant une durée trop courte sont exclus du dispositif
|
 |
Justificatif à fournir |
Le salarié doit justifier, auprès
de son employeur, de sa prise en charge par le régime
d’assurance chômage et de la cessation, le cas échéant, du
versement des allocations d’assurance chômage pendant la
période de maintien des garanties.
|
 |
Renonciation |
Le salarié concerné pourra
renoncer au maintien des garanties en le
notifiant par écrit à son ancien employeur
dans les 10 jours suivant la cessation du
contrat de travail.
Sa renonciation concerne l’ensemble des
garanties. Elle est définitive.
|
 |
Prise d'effet et durée de la portabilité |
- Le maintien de garantie entre en
application dès la date de cessation du
contrat de travail.
-
Les salariés en conservent le bénéfice
pendant leur période de chômage et pour une
durée égale à celle de leur dernier contrat
de travail, appréciée en mois entiers, dans
la limite de 9 mois.
- Ainsi, un contrat de travail d'une durée de 6 mois et 15 jours donnera lieu à une durée
maximale de maintien de 6 mois.
- Le maintien de garanties cesse :
• à l'issue de la période maximale de maintien
• dès que le bénéficiaire retrouve un emploi et n'est plus
indemnisé par l'assurance chômage (qu'il bénéficie ou non
d'une couverture dans le cadre de ce nouvel emploi)
• en cas de radiation des listes Assedic
|
 |
Financement de la portabilité |
-
Le financement du maintien des garanties
sera assuré conjointement par l’ancien
employeur et l’ancien salarié dans les
proportions et dans les conditions
applicables aux salariés de l’entreprise.
-
Il pourra également être assuré par un système de mutualisation
défini par accord collectif ou, à défaut d’accord
collectif, par ratification à la majorité des intéressés
d’un projet d’accord proposé par le chef d’entreprise ou
par une décision unilatérale de l’employeur constatée
dans un écrit remis par celui-ci à chaque intéressé.
- Sauf adoption d’un système de mutualisation,
l’employeur peut retenir les cotisations en totalité
lors de la rupture du contrat de travail, étant entendu
que, dans ce cas, l’ancien salarié reprenant une
activité professionnelle avant la fin de sa période de
portabilité, sera, à sa demande, remboursé des sommes
versées en trop.
|